3 titres inédits chez Warner Archives !

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Je vous ai déjà parlé de la collection Warner Archives aux États-Unis qui propose d’éditer, à la demande, des films inédits. Une collection prolifique dans laquelle vient de débarquer trois films inédits de la filmographie de Boris Karloff : The Invisible Menace, Devil’s Island et West of Shangai dans lequel Karloff joue un chef militaire chinois preneur d’otage…

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Pour pouvoir commander depuis l’Europe, rendez-vous ici !

Un inédit bientôt disponible en France.

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Five Star Final, film de Mervyn Leroy avec Edward G. Robinson (et bien sûr Boris Karloff), nommé à l’oscar du meilleur film en 1932 était jusqu’à présent inédit dans l’hexagone. Aux États-Unis, le film était paru dans la collection Warner Archives en DVD à la demande…

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À ma grande surprise (et j’aimerais avoir des surprises comme ça plus souvent), Five Star Final sortira en France chez Warner Home Vidéo le 17 décembre prochain. Le film sera disponible dans une collection très intéressante, “Forbidden Hollywood” qui rassemblera des films pré-code Hays. Une belle idée cadeau en cette fin d’année.

Plus d’infos sur le site de Warner.

Karloff avant Frankenstein

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Depuis le 25 septembre dernier est disponible un DVD contenant 2 long-métrages muets avec Boris Karloff, avant son rôle de Frankenstein. On y trouve le western The Utah Kid (1930) et l’inédit Phantoms of the North (1929). C’est disponible à très bas prix chez Alpha Video. Pourquoi se priver ?

Sara Karloff dans Diabolique Magazine

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Le magazine américain Diabolique Magazine publie dans son numéro 12 de septembre/octobre, une interview de la fille de Boris Karloff, Sara. Une interview relativement courte mais dans laquelle Sara Karloff raconte quelques anecdotes personnelles à propos de son père. Intéressant.

Le magazine est disponible en version papier ou en téléchargement ici.

Absence momentanée

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Comme vous l’avez certainement remarqué, le site n’est pas alimenté depuis quelques temps. Je suis effectivement très pris pendant la saison estivale… Mais après avoir terminé mes différents projets alimentaires et passé mes vacances, l’activité du site reprendra.

Je vous donne donc rendez-vous courant septembre / octobre pour la suite de ce journal de bord !

La quadrilogie mexicaine de Karloff

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Pourtant sérieusement malade, atteint d’une pneumonie contractée sur le tournage du film Curse of the Crimson Altar, Karloff accepte en 1967 de tourner 4 films à la suite pour la firme Filmica Azteca, filiale mexicaine de la Columbia Pictures, et du producteur “vraiment charmant” (dixit Karloff) Luis Enrique Vergara. Ce dernier propose à Karloff de tourner 4 histoires au Mexique, lui offrant alors 100 000$ par film. Malheureusement, Karloff étant très diminué et souffrant de graves problèmes respiratoires, il ne peux, à cause de l’altitude, se rendre au Mexique. Il est donc décidé que Karloff tournerait ses scènes à Hollywood et que le reste de la production s’effectuerait au Mexique.
Pour tourner aux Etats-Unis, Vergara fait appel à Jack Hill, protégé de Roger Corman, qui avait déjà travaillé sur un film ayant pour vedette Karloff, The Terror. Ce film ayant été tourné par segments par plusieurs réalisateurs, Hill ne l’avait jamais rencontré en personne. Il rencontra donc Karloff pour la première fois à Hollywood en 68. Il raconte.
Il vivait en Angleterre mais il avait une maison à Benedict Canyon et je l’ai rencontré là bas. Je n’avais pas beaucoup de temps pour faire connaissance car je tournai ces quatres films à la suite, mais c’était vraiment un homme charmant. Il était très gentil, très patient et très content de travailler. Il était mourant et ne travaillait plus. Plus personne ne voulait l’assurer donc ce mexicain avec parié sur lui et il prenait un gros risque. Boris devait respirer de l’oxygen et se déplacait en fauteuil roulant. (…) Il tournait une scène et une fois fini, il retournait s’assoir pour respirer son oxygen.
Boris Karloff et Jack Hill sur le plateau de “House of Evil”

Hill travaille sur 4 histoires différentes qui permettraient, selon lui, à Karloff “de faire du Karloff”. Il tailla ses scénarios sur mesure pour parer aux inconvénients liés à l’état de santé de Karloff.

Je devais écrire mes scripts de telle manière que toutes les scènes puissent être tournées à Hollywood avec un minimum d’acteurs provenant du Mexique, et avec des décors n’ayant pas à être reproduits là bas.
Le comédien avait interdiction de tourner en extérieur et ne pouvait rester trop longtemps debout. Il du donc tourner l’intégralité de ses scènes assis ou allongé.  Après validation des scénarios par Vergara et Karloff, le tournage débute en mai 1968, avec au planning 4 films à tourner en… 3 semaines ! Un tournage qui s’avérera très rapidement catastrophique. “C’était un désastre dès le début !” confie Jack Hill.
Les acteurs mexicains sur le plateau ne sont pas ceux qui ont été initialement castés, et arrivent chaque jour en retard. Le producteur Vergara passe son temps à l’extérieur, à visiter Disneyland avec sa femme au lieu d’être sur le plateau. Hill embauche également Jack Bohrer, habituellement excellent chef de production chez Corman, mais qui semble prendre ces tournages-ci vraiment à la légère. Il engage même à son tour un assistant encore plus catastrophique, qui sera finalement viré au bout d’une semaine… Hill fait même appel à son père, ancien chef décorateur chez Disney, pour tenter d’aider à la fabrication des quatres films. Au milieu de ce désastre, Karloff reste cependant toujours très professionel. Hill raconte :
Il était merveilleux et très patient pendant tout le tournage. Le planning était tellement foiré qu’il était prévu à la base pour le matin, mais qu’il attendait finalement des heures et des heures avant de pouvoir tourner. Il m’a pris à part un jour et m’a dit : “Je sais ce à quoi vous avez à faire et je sais que c’est très difficile pour vous.” Il était très sympa. (…) Un jour il est resté toute la journée sur le plateau et n’a finalement pas tourné du tout. Je me sentais vraiment mal mais il était très compréhensif.
Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le désordre sur le plateau se ressent parfaitement au visionnage ce ces films. Il est en revanche utile de préciser que Jack Hill, après avoir tourné son travail aux Etats-Unis, devait ensuite partir tourner le reste au Mexique… Seulement, du jour au lendemain, Vergara disparu de la circulation et Hill n’entendit plus jamais parler de ces quatres films. Il apprit seulement plus tard que le producteur était décédé d’une crise cardiaque, alors qu’il tentait de financer la suite des tournages dans son pays. Ce n’est que des années après que Jack Hill apprit que les quatres films avaient en réalité été terminés. “J’ai finalement pu en voir un en vidéo et ça m’a brisé le coeur de voir ce qu’ils en avaient fait”. Scénarios retouchés, tournage amateur, le résultat final est globalement catastrophique et semble bien loin de ce que Hill avait écrit. Petit aperçu de cette quadrilogie.
House of Evil (a.k.a Dance of Death / Macabre Serenade)

L’histoire : 1900. Matthias Morteval (Karloff) vit reclu dans son manoir. Sentant ses derniers jours arriver, il convoque tous ses proches afin de choisir l’héritier de sa fortune, construite dans la fabrication de jouets vendus aux plus grands rois et maharajahs du monde. Morteval en profite pour révéler au passage, que feu Hugo, son frère, était fou, et que cette dégénéresence est certainement présente dans le sang de chaque personne de la famille… Morteval disparait finalement d’une crise cardiaque, laissant le champ libre à son entourage pour visiter son manoir, découvrir ses secrets… et mourir à tour de rôle…


En y réfléchissant bien, House of Evil aurait pu être le meilleur de la quadrilogie. Film d’époque, on retrouve dans les costumes, les décors gothiques et l’atmosphère lugubre, une sorte de pendant fauché aux films de la Hammer. Mais la comparaison s’arrête là. Karloff apparait peu de temps, en début et fin du film. Nous sommes donc livré la majeure partie du temps aux mains du casting mexicain, mou-du-genoux, errant dans le manoir et attendant desesperemment de se faire tuer. Par qui ? Par quoi ? Le “whodunit” tourne court puisqu’on apprend que ce sont les fameux jouets de Matthias Morteval qui, dotés de vie, s’animent et tuent les visiteurs sur fond de bruit strident absolument insupportable, que l’on retrouve tout au long du film.
Les menaçants pantins meurtriers font d’ailleurs pâle figure lorsqu’un des personnages, attaqué par des soldats de plomb grandeur nature, parvient à les anéantir… en les poussant vulgairement du bout du doigt.
Pourtant, certaines scènes ont le potentiel pour créer une atmosphère angoissante, bizzare, notamment lorsque les protagonistes enfermés dans une pièce emplie de jouets maléfiques, deviennent totalement déments et hurlent à la folie, accentuée par une caméra à l’épaule et des jeux de zooms infernaux. La scène la plus impressionnante reste sans doute le final, où l’on apprend que Morteval n’est en réalité pas mort, et que c’est lui qui contrôle ses pantins en jouant de l’orgue dans la crypte de la monstrueuse demeure. Il veut également purifier l’âme des derniers survivants afin de leur éviter la fameuse folie familiale. On s’est finalement tellement ennuyé pendant 1h15 que l’on est ravi qu’il leur arrive enfin quelque chose! C’est aussi la scène la plus ambitieuse visuellement puisque la crypte prend feu de toute part, tout s’écroule… pendant que Karloff (et sa doublure) continue de jouer de l’orgue en riant, plein de folie… comme un clin d’oeil à l’un des autres grands monstres du cinéma, le fameux Fantôme de L’Opéra… Bref, difficile de rester totalement éveillé face à ce House of Evil… mais ça n’est tout de même pas le pire. Vous pouvez visionner ce film sur la page Vidéos du site… ou en DVD zone 1 dans une édition de très mauvaise qualité.
Isle of Snake People (a.k.a Snake Peole / Isle of the Living Dead)

L’histoire : Anabella se rend sur une petite île mexicaine isolée pour rencontrer son riche oncle (Karloff) qui possède la moitié de l’île. Non loin de là, un petit groupe de sorciers vaudous, emmené par une danseuse du nom de Kalea réscusite les morts pour en faire des esclaves. On raconte également qu’ils pratiquent le cannibalisme. Un capitaine de police décide d’infiltrer l’organisation lors d’une cérémonie…

Isle of Snake People est certainement pour moi le film le plus intéressant de la quadrilogie, même si ce n’est définitivement pas un bon film, et que Karloff n’y apparait que très peu de temps. On est face ici à un film d’ambiance, une ambiance moite, poisseuse… Le film s’ouvre sur une scène pré-générique absolument délirante où l’on assiste au déterrage du cadavre d’une femme, et à un semblant de rite vaudou censé la réanimer, effectué par un acteur nain qui cabotine à mort en décapitant un poulet. En réalité, le gros du film se résume d’ailleurs à des rites vaudoux, des danses lassives et des serpents pas toujours très effrayants… Karloff n’apparait ici que ponctuellement. Il est même vers la fin du film remplacé par une doublure, pour tourner plusieurs scènes de marche en extérieur : doublure affublée d’un tissu sombre enroulé autour de la tête, cache misère relativement risible. Isle of Snake People reste néanmoins le film de la quadrilogie ayant la réalisation la plus aboutie selon moi. Travellings, mouvements de caméra, changements de valeurs de plans.., on est loin des réalisations statiques de Fear Chamber ou Incredible Invasion dont nous parlons un peu plus bas. Le film est relativement dynamique et au final assez séduisant avec ses décors presque westernien, sa réalisation habités et son casting plutôt convaincant (bien que le comédien Rafael Bertrand interprétant le Capitaine français Pierre Labesch (prononcez “Labiiiche”), cabotine un brin…) On est face ici à un film bis honnête. Le film est vraisemblablement tombé dans le domaine public, vous pouvez le découvrir dans la page Vidéos du site…où en dvd zone 1 chez Alpha Video.
                                                                 
Fear Chamber (a.k.a La Camara del terror / Chamber of Fear)

L’histoire : Le Dr. Carl Mandel (Karloff) envoie ses assistants Corinne et Mark explorer les entrailles de la Terre.  Ils y découvrent une créature vivante faite de roche. Ils la ramènent au laboratoire pour l’examiner et s’aperçoivent que la créature a besoin de la “peur humaine” pour exister… Le docteur créer donc une “fear chamber”, une chambre de la peur, dans laquelle de jolies demoiselles sont envoyées contre leur gré pour faire face à des serpents, lézards et autres insectes rampant, ainsi qu’à un rituel satanique… Tout cela pour simplement stimuler la peur et maintenir en vie la créature. Les victimes sont ensuite envoyées dans un hôpital pour oublier tout ceci… Pris de remords, le Dr. Mandel décide alors de tout arrêter… mais son vil assistant Helga voit les choses différemment…
Fear Chamber est considéré par tous comme le meilleur de cette quadrilogie. Il semble, d’après Jack Hill, que ce soit celui qui ait le moins souffert des nombreux changements de l’équipe mexicaine… Selon moi, soyons franc, il fait parti des plus mauvais. Pour faire court : il ne se passe quasiment rien et je me suis véritablement ennuyé à mourir! Certes, on a bon espoir d’assister à un petit film de SF sympa lorsque l’on voit les deux assistants dans leur belles combinaisons, sous terre, à la recherche du monstre… On a aussi bon espoir face au premier rite satanique, à Karloff vêtu d’une grande cape rouge à capuche, et aux jeunes filles dénudées hurlant face aux pires sévices… mais c’est à peu près tout. Aucun enjeu dramatique ne parvient à nous garder en éveil. Pour des raisons évidentes de budget, la créature rocheuse n’est montrée que partiellement, et le laboratoire du scientifique est digne des meilleurs Ed Wood. Mais le métrage n’en est pas moins bavard et ennuyeux. C’est en revanche certainement le film dans lequel Karloff est le plus présent. On se contentera donc de cela. Le film est disponible dans une édition dvd visiblement assez honnête avec commentaire audio de Jack Hill, chose assez surprenante pour ce film. Le film existe également dans un dvd en double programme avec Island Monster, ayant Karloff en vedette.

Incredible Invasion (a.k.a Alien Terror / Sinister Invasion)

L’histoire : En 1890, le professeur John Mayer (Karloff) expérimente l’envoi de rayons nucléaires dans l’espace… L’un de ces rayons entre en colision avec un vaisseau spatial qui passait par là… Le pilote de la soucoupe volante décide de se poser sur Terre afin que cela ne se reproduise plus… Pour cela, il prend possession de l’esprit du Jack L’éventreur local, Thomas, spécialisé dans l’assassinat de jeunes femmes en sous-vêtements. L’alien lui ordonne d’infiltrer le laboratoire du professeur, et de détruire la machine… ce qu’il fait. Mais il prend également possession de l’esprit du Professeur au grand damne de sa nièce Laura et de son ami Paul.
En tapant ce résumé, j’ai eu l’impression d’écrire le pitch d’une (mauvaise) série B improbable, digne de l’équipe de Nanarland… Et bien, Incredible Invasion, c’est exactement ça ! Je dois d’abord expliquer que le film est aujourd’hui assez difficile à trouver. Une VHS US existe, mais seuls les allemands ont eu droit à une édition DVD. A mon grand malheur, cette édition ne dispose que d’une piste audio dans la langue de Goethe… dont je ne maîtrise pas un seul mot. Il m’a donc fallu lire un résumé du film avant de le voir pour tenter de comprendre la situation… et même avec le résumé, le film reste un véritable mystère..! Dès les premières minutes, on ne peut que rester circonspect face à un enchainement de scènes toutes plus “What The Fuck” les unes que les autres. On passe de Karloff dans son labo de 1890, à une soucoupe volante titubante dans l’espace à un extraterrestre ressemblant étrangement à Marjoe Gortner, puis à une jeune femme dénudée en proie à un tueur sanguinaire… pour arriver à un mélange de tout ce beau monde. Tout ici, le scénario improbable, le montage cut possédé et la réalisation, parfois ingénieuse, parfois peu inspirée, font du visionnage de ce film une expérience psychédélique, tellement étrange que l’on a l’impression de regarder 2 films mélangés en même temps! D’après Jack Hill, dans le script original l’extraterrestre ne devait être en réalité représenté que par des boules lumineuses… et le personnage de Thomas l’éventreur n’existait tout simplement pas. On évalue alors assez bien le degré d’imagination des producteurs mexicains… Le film relève véritablement de l’expérience sensorielle; un véritable OFNI qu’on pourrait presque croire sorti de l’imagination d’un Bunuel ou d’un Dali… voire d’un scénariste fonctionnant au LSD. Malheureusement, Incredible Invasion a plus sa place dans les pages de Nanarland et ne présente qu’un intérêt très limité.
Karloff en compagnie du collectionneur/éditeur Forrest J Ackerman et de l’historien du cinéma Bill Warren.
Alors bien sûr, on pourrait regretter que ces films aient été les derniers tournés par ce comédien gigantesque qu’était Boris Karloff, et qu’il ne nous ait pas quitté sur une note cinéphilique plus heureuse. Mais Karloff était lui, malgré tout, heureux. Heureux de travailler, encore et toujours, malgré la fatigue et l’âge avancé. Il disait lui-même.

Je suis un homme très chanceux. J’ai 80 ans et je suis toujours capable de gagner ma vie avec mon travail. Je fait parti des rares êtres humains qui aiment réellement leur travail. Si je ne l’aimais pas, je ne continuerai pas.

Ce sera donc la dernière apparition de Boris Karloff au cinéma. L’heure venue à la fin du tournage, il quitte le plateau de Los Angeles. Une personne présente à l’époque raconte :

Mr. Karloff se leva de sa chaise roulante et s’adressa à l’équipe, soulignant la joie d’avoir travaillé avec eux et le bonheur d’à nouveau terminer non pas un mais quatres films. Tout le monde pouvait voir les larmes dans ses yeux qui prouvaient sa sincérité. Les applaudissements ont retenties pendant qu’il quittait le studio dans son fauteuil roulant. 

Boris Karloff fera encore 3 apparitions télévisuelles, la dernière étant dans The Jonathan Winters Show en octobre 68. Il sera ensuite hospitalisé à sa descente d’avion de retour en Angleterre, et passera plusieurs semaines très affaibli, à dormir, seul, avec sa femme Evie (qui n’acceptait aucune visite pour son mari). Il décèda le 2 février 1969 d’une combinaison de problèmes cardio-pulmonaires, d’emphysèmes et de bronchites chroniques. Il avait 82 ans.
Propos tirées de Boris Karloff : More than a Monster par Stephen Jacobs et Jack Hill : The exploitation and blaxploitation master, film by film par Calum Waddell.

Illustré Fantastique : La mort d’un géant / mars 1969

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Reçu il y a quelques jours, cet illustré paru en mars 1969, à l’occasion de la disparition de Boris Karloff (à noter d’ailleurs la coquille en première page, “Borris”).
Le fascicule retrace brièvement la vie du maître et livre également une filmographie (non complète puisqu’elle s’arrête au film Targets mais normal car les films mexicains de Jack Hill et Cauldron of Blood n’étaient pas encore sortis à l’époque) ainsi que de nombreuses photos.